17 oct. 2011

Espoir


Il y a une dizaine d'années j'écrivais ce texte qui forme partie de mon second roman.
Je me demande où nous en sommes quant à la gestion des sacs de plastique. Qué lento todo!
Parfois, un éclair de lumière me traverse et me donne envie de balayer tout le noir. Aussi quand Lou aborde des sujets aussi déprimants que celui de la vache folle, je me ferme. Je ne veux pas réfléchir à ce genre de question. J’ajuste mes oeillères et je songe tranquillement au bébé à naître de Crissy. Je refuse de penser à la planète que nous sommes en train de massacrer à coup de sacs de plastique. Chaque fois que j’achète une gomme balloune, quelqu’un pour l’enfouir sous des mètres de plastique sans me consulter! JE N’AI PLUS BESOIN DE SACS!
Je ne veux pas porter le poids d’une planète qui se meurt. Moi aussi, je préfère fermer les yeux. Fermer les yeux et économiser l’électricité. J’ai souffert de pauvreté pendant si longtemps que je refuse maintenant d’être victime de la richesse d’une population si libre qu’elle se croit tout permis. Je me contente d’éteindre l’électricité derrière Lou qui oublie toujours de le faire et de refuser le sac qu’on me tend si innocemment quand je lui rapporte le paquet de cigarettes qu’il a oublié d’acheter. Je m’en tiens à quelques gestes élémentaires et je refuse les discours sur la couche d’ozone et sur les OGM. Si j’y réfléchis trop longtemps, je vais me tuer... Pour une fois que j’ai envie de vivre!


© 2009 Denise Blais