Tu te souviens de la messe de minuit?
Tu te souviens de la maison des grands-parents remplie de cousins et cousines?
Tu te souviens de ton coeur d'enfant?
écrivaine writer Québec Espagne Canada nouvelles relatos cortos cuentos poésie short stories contes poesía escritora roman novela poetry
21 ene 2014
5 ene 2014
1 dic 2013
40
Tu
te souviens d'Agaguk?
Tu te souviens des lectures obligatoires?
Tu te souviens que «lire» et «obliger» sont des verbes qui ne vont pas ensemble?
Tu te souviens des lectures obligatoires?
Tu te souviens que «lire» et «obliger» sont des verbes qui ne vont pas ensemble?
21 nov 2013
39
Tu
te souviens de ton premier mariage?
Tu te souviens de la bague au doigt, de ce que cela signifie?
Tu
te souviens du temps où
l'on se mariait pour la vie?
27 oct 2013
38
Tu te souviens que la Nouvelle-France s'étendait de la Louisiane à Terre-Neuve et comptait à peine 20 000 âmes il y a quelque trois cents ans?
Tu te souviens des coureurs des bois?
Tu te souviens du pouvoir de l'Église?
Tu te souviens des coureurs des bois?
Tu te souviens du pouvoir de l'Église?
20 oct 2013
37
Tu te souviens de ta grand-mère paternelle?
Tu te souviens des treize enfants autour de la table?
Tu te souviens des rires des enfants?
Tu te souviens des treize enfants autour de la table?
Tu te souviens des rires des enfants?
12 oct 2013
36
Tu te souviens de l'autobus jaune qu'il ne fallait pas manquer?
Tu te souviens que lorsque ton béguin montait à bord, ça changeait tout?
Tu te souviens qu'entre le saut du lit et la chaleur du bus, il fallait affronter le froid comme un ennemi et que la seule arme était de faire vite?
Tu te souviens que lorsque ton béguin montait à bord, ça changeait tout?
Tu te souviens qu'entre le saut du lit et la chaleur du bus, il fallait affronter le froid comme un ennemi et que la seule arme était de faire vite?
10 oct 2013
35
Tu te souviens du bonhomme sept heures?
Tu te souviens quand les grands te faisaient marcher?
Tu te souviens qu'à seize ans ta mère était maîtresse d'école?
Tu te souviens quand les grands te faisaient marcher?
Tu te souviens qu'à seize ans ta mère était maîtresse d'école?
6 oct 2013
34
Tu
te souviens du jeu de la bouteille et du frisson qui montait en toi
rien que d'imaginer?
Tu te souviens des popsicles à l'orange et trois couleurs?
Tu
te souviens que les vacances d'été étaient interminables?
17 ago 2013
Rencontre
L’homme
prend la main de la femme dans la sienne. La femme accepte la main de
l’homme comme un cadeau que le ciel lui envoie. Comme un cadeau
éphémère. Un cadeau de l’instant. Puisque tous deux savent
qu’ils n’ont encore aucune obligation l’un envers l’autre,
puisque tous deux savent qu’ils sont libres de partir ou de rester,
l’homme et la femme décident de s’attarder un instant de plus
dans cette étreinte de leurs mains. La main de la femme dit :
Je reste encore un peu parce que je suis bien près de toi. La
main de l’homme murmure : Reste encore un peu. Puisque tu
ne me demandes rien, j’ai envie de tout te donner. Alors
l’étreinte se prolonge un petit moment, juste ce qu’il faut pour
que l’homme sache que la femme est bien près de lui, juste ce
qu’il faut pour que la femme sache qu’elle peut compter sur
l’homme et que celui-ci ne l’abandonnera pas à la première
occasion. Puis, ils se séparent. Chacun retourne à sa propre vie, à
ses propres affaires. L’homme est très occupé et a peu de temps
pour penser à la femme. Il lui arrive tout de même de se rappeler
la douceur de sa main dans la sienne. La femme, à cause de
l’éducation qu’elle a reçue, s’imagine déjà une histoire
d’amour avec l’homme ; il est le prince charmant qu’on lui
a promis ; il sera le père de ses enfants.
Une
nouvelle rencontre se dessine. L’homme est nerveux. Il se demande
si elle viendra, si elle n’aura pas préféré sortir avec un
autre. La femme craint qu’il ne soit qu’un séducteur qui préfère
flirter plutôt que d’aimer. Tous deux ont peur des
révélations que leur feront leurs corps. Cependant ils se
soumettent docilement au destin, à la Vie, qui les a fait se croiser
parce que la femme a désiré apprendre à danser, parce que l’homme
est maître de ballet. Alors, malgré leurs peurs, ils offrent leurs
corps à la danse.
Lorsque
l’homme pose sa main sur la ceinture de la femme, il le fait avec
le plus grand des respects. Lorsque la femme pose sa main sur
l’épaule de l’homme, elle le fait avec le plus grand des
respects. Lorsque la musique les envahit et leur dicte le rythme,
l’homme et la femme s’y soumettent pleinement. Dans ce moment de
la rencontre, ils cessent d’être des individus que le moindre
soubresaut fait trembler. Dans cet instant de la rencontre, ils
s’abandonnent au plaisir de la musique qui marque leurs pas. La
musique conduit l’homme qui conduit la femme qui accepte de se
laisser conduire. Dans cet instant de la rencontre, ils n’ont plus
peur, ils sont. Sont totalement présents à la Vie qui leur est
donnée, au plaisir de la rencontre.
Puis, la
musique prend fin, et il leur faut se séparer une fois de plus. Ne
savent pas ce que la Vie attend d’eux. Ont peine à comprendre la
sensation qu’ils ont de déjà se connaître. Ont peine à
comprendre cette parfaite harmonie de leurs corps qui dansent comme
s’ils avaient des siècles de pratique alors qu’ils viennent tout
juste de se rencontrer. La Vie ne leur dit pas ce qu’elle attend
d’eux, elle leur demande seulement d’entrer dans la danse, de ne
faire qu’un avec elle, et d’aimer chaque mouvement et chaque
instant de cette danse. La femme se soumet humblement au désir et à
la peur qui traversent son corps lorsque l’homme l’enlace de plus
près. L’homme accepte humblement de se laisser guider par la
musique plutôt que par ses peurs. Et la Vie les sépare une fois de
plus. L’homme et la femme se remercient mutuellement, se disent au
revoir, sans savoir s’ils se reverront.
L’homme
est troublé par leurs corps qui s’emboîtent trop parfaitement. Il
songe à toutes les femmes qu’il a aimées, à toutes les
souffrances qu’il a traversées avec elles. Il a peur de répéter
les mêmes erreurs, de vivre les mêmes souffrances ; il attend
la douleur, il sait qu’elle viendra. Cependant elle ne vient pas.
Parce que cette femme ne lui demande rien qu’il ne peut donner, la
douleur ne vient pas. Parce que la femme n’attend plus de miracles
de la part de l’homme, elle ne souffre pas. L’homme et la femme
sont déboussolés : ils attendent la douleur mais ne la
rencontrent pas.
15 jul 2013
François
Pas d’étoile
au firmament
La France
m’envoie un François
Bienvenue
entrez faites comme chez vous
On parle
folklorique et musique
Zique, zique,
zique
On évite
littérature
Schschschschsch
Van Gogh et
Picasso au galop
François est
mort vive François
On m’envoie
un autre François
Ça
recommence
Musique
folklorique
Schschschschshcsch
Picasso et
Rodin au besoin
Derrière
tous ces palabres anodins
Le point de
fuite toujours le même
Le triangle
maudit
Venez,
n’allons pas danser
Mourons
ensemble dans la clairière abandonnée
Abandonnons
les corps et les émois
Ne restons
pas là
Fuite maudite
Triangle
éternel
Dieu n’est
pas mort
François est
mort
Ascension
fulgurante
Petit nuage
de fumée envolée
Société
infernale
C’est elle
qui l’a tué
Ventre troué
Assassiné
Délivrance
ultime
Enfin le
coma, la joie
Partir, enfin
François est
vivant
Il parcourt
l’appartement
Il le prend,
il l’achète, il le vend
François
rit, il est bien vivant
De petites
rides se sont creusées autour de ses yeux
François a
survécu au suicide du père
François
croit à l’exil en pays lointain
J’accueille
tous les François de la Terre
Et je leur
fais visiter
Bienvenue sur
la planète Terre
Comme elle
est petite
Comme elle
n’est pas grande
Je sais, je
sais
On s’imagine
On imagine
toujours autre chose
La façon
dont le Petit Prince en parlait
Je sais, je
sais
Il faut
s’habituer, c’est tout
Vous vous
habituerez vous aussi
Vous vous
habituerez, François
Et puis, un
jour, on l’aime et on ne veut plus la quitter
Je n’ai
rien choisi du tout
Ni la maison
Ni la couleur
des murs
Ni la forme
des pièces
Ni les
voisins
Ni rien du
tout
Et le voisin
a choisi de m’ignorer
Enfin, lui,
croit qu’il a tout choisi
Lui a tout
Et moi, rien
La roue
tourne
Et je
m’ennuie de toi, François
De cette
unique nuit
Où nous
avons ri comme des fous
Nous avons
épuisé le rire
Il en est
mort
Et l’enfant
n’aura jamais connu son père
Toi, si
vivant, si près de la mort
Toi dans le
lit ricaneur
Parce que la
boule ne peut plus être sérieuse
Que s’est-il
passé?
La boule qui
redevient sérieuse
Qui passe de
la gorge à l’estomac
La boule qui
prend toute la place
Qui anéantit
tout
L’espoir
qui disparaît
Le recours à
l’efface-mémoire
La noyade à
l’eau-de-mort
François mon
amour d’une nuit
Je n’aime
pas l’idée de ta disparition
Je m’y
ferai, c’est tout
Entrez,
entrez, oui, oui, c’est bien ici
C’est ici
qu’on joue sa vie
À gauche,
jeux vidéos
À droite,
jeux de guerre au laser
Copulation
interdite pour raison d’hygiène et de santé
Ici, cartes,
bingo, loterie
Là, échecs,
échecs, échecs
C’est bien
ici qu’on s’amuse ferme jour et nuit
François,
comment c’est là-bas?
L’enfer
c’est la terre
Je n’entends
pas
Qui a parlé?
Tous les
François de la Terre
Par ici le
paradis
C’est
gratuit
Pas besoin de
numéro
Seulement
garder le rang
Tout le monde
sera content
François mon
amour d’une nuit
Donne-moi des
nouvelles
Je t’embrasse
par-delà la grande nuit
Et je t’aime
Même si on
ne sait pas ce que ça signifie
Toute la
Terre est verte
Et toi, tu es
parti
Des chapeaux
pour tout le monde
Et le gagnant
de ce magnifique condo
Est...
François!
Bravo
François! À droite la piscine
À gauche le
garage, en bas le gazon, en haut le ciel
François de
la Terre
C’est beau
la vie, on dit
Par ici, par
ici, la fête n’est pas finie
Qui aura
l’honneur de gagner le premier séjour sur la Lune?
Attention,
les jeux sont faits
Et le hasard
tombe sur...
François
Bravo
François! Un magnifique voyage pour deux!
Tout mon
corps crie
Ne t’en va
pas!
Il est trop
tard
Tu es déjà
parti
Et pour tous
les autres François
Des billets
gratuits
Pour la
grande roue de la vie
Approchez,
approchez
Tout est
gratuit aujourd’hui
Bientôt n’y
aura plus que mon silence
Et tous leurs
cris
Et maintenant
pour les petits
Une offre
toute spéciale
Par ici, les
amis
Tous main
dans la main
Mc’dodo va
vous raconter une petite histoire
Et vous allez
tous très bien dormir ce soir
Le ciel est
plein d’étoiles
La Terre nous
envoie un Terrien
Bienvenue
entrez faites comme chez vous
Folklorique
et musique
zique, zique,
zique
Littérature
et peinture
Schschschschschschsch
Zique, zique,
zique,
Schschschschschsch
Zique,
zique,zique, shcschschschsch
Denise Blais
Montréal,
mai 1998
5000
5000 visitas - Le cap des 5000 visites vient d'être franchi
Gracias a ustedes, visitantes de España, Canadá, Quebec, Francia, Estados Unidos, Alemania, Rusia, Holanda, Inglaterra, Argentina...
Merci à vous, lectrices et lecteurs silencieux
Thank you for your interest in my work
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Merci à vous, lectrices et lecteurs silencieux
Thank you for your interest in my work
20 may 2013
33
Je me souviens de
l'attente.
Je me souviens de
l'attente qui dure des mois.
Je
me souviens de l'attente qui dure des siècles. Un matin, un rayon de
soleil entre par la fenêtre. Le printemps reviendra. Et le printemps
revient.
15 may 2013
32
Je
me souviens de l'expression «né pour un p'tit pain».
Je
me souviens de la misère noire.
Je
me souviens qu'il est possible de renoncer à ça.
31 ene 2013
31
Je me souviens du Centre national des arts (CNA) à Ottawa, de la première fois que j'y ai mis les pieds, de mon sentiment de ne pas avoir droit à cette abondance.
Je me souviens du tandem Tremblay-Brassard.
Je me souviens des Franco-Ontariens et des Acadiens.
Je me souviens du tandem Tremblay-Brassard.
Je me souviens des Franco-Ontariens et des Acadiens.
6 ene 2013
30
Je me souviens de L'écriture ou la vie de Semprun.
Je me souviens de la "lecture de rayons" à la bibiothèque Frontenac. Je me souviens que les dernières lettres de l'alphabet me rendaient toujours mal à l'aise, tout au bas de la dernière étagère, section Romans, se trouvaient Woolf et Yourcenar.
Je me souviens de la neige et de la sloche, boulevard Maisonneuve.
Je me souviens de la "lecture de rayons" à la bibiothèque Frontenac. Je me souviens que les dernières lettres de l'alphabet me rendaient toujours mal à l'aise, tout au bas de la dernière étagère, section Romans, se trouvaient Woolf et Yourcenar.
Je me souviens de la neige et de la sloche, boulevard Maisonneuve.
3 ene 2013
29
Je me souviens que je suis partie en claquant la porte et qu'il est tout à fait sain d'exprimer sa colère en claquant une porte.
Je me souviens d'un oreiller, tête mi-homme, mi-ange sur cet oreiller.
Je me souviens du Porté disparu.
Je me souviens d'un oreiller, tête mi-homme, mi-ange sur cet oreiller.
Je me souviens du Porté disparu.
24 dic 2012
28
Je
me souviens que Lise Rancourt et moi avons corrigé les premiers
dictionnaires visuels, success
story
de Québec Amérique.
Je
me souviens de Jacques Fortin et de Jacques Allard bien qu'il est possible qu'eux ne se souviennent pas de moi.
Je
me souviens avoir visité l'imprimerie à Beauceville il y a plus
d'un quart de siècle.
21 dic 2012
27
Je me souviens qu'il y a quatorze ans j'atterrissais à Valence, Espagne.
Je me souviens de Gaston Miron au Salon du livre de Montréal.
Je me souviens d'Amélie Nothomb traversant la foule en compagnie de ses gardes du corps.
Je me souviens de Gaston Miron au Salon du livre de Montréal.
Je me souviens d'Amélie Nothomb traversant la foule en compagnie de ses gardes du corps.
11 dic 2012
26
Je me souviens n'avoir jamais réussi à lire plus de deux pages des romans de Réjean Ducharme.
Je me souviens que c'est parfois difficile de se regarder dans un miroir pendant de longues minutes.
Je me souviens que la clé se trouve là quelque part, là quelque part, mais elle m'échappe, m'échappe.
Je me souviens que c'est parfois difficile de se regarder dans un miroir pendant de longues minutes.
Je me souviens que la clé se trouve là quelque part, là quelque part, mais elle m'échappe, m'échappe.
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