écrivaine writer Québec Espagne Canada nouvelles relatos cortos cuentos poésie short stories contes poesía escritora roman novela poetry
17 oct 2011
Espoir
25 jul 2011
Never more
Never more
Never Never
Never more
More More More
Et ça recommence
Encore un autre
Un autre de ta sorte
Un autre de ton espèce
Un autre de l’espèce humaine
Never more
Never Never
Never more
More More More
Je te cherche
Et ne te trouve pas
La danse recommence
Never more
Never Never
Never more
More More More
Je regarde ton visage
J’y cherche la perfection
J’y trouve la tourmente
Et je n’en veux plus
Je ne veux plus de la tourmente
Never more
Never never
Ô mon amour
Ne plus avoir peur
Ne plus avoir faim
Ne plus
Ne plus vouloir plus
Amour
Tu es là et je te prends
Tu es là et je te vois
Je te reconnais enfin
Amour
Amour
Amour
Mour Mour Mour
11 jul 2011
Mi guiño a Don Vicente Blasco Ibañez
29 jun 2011
Érase una vez / Il était une fois
Érase una vez
Rabia
Lucha
Tristeza
Érase una vez
Más rabia
Más venganza
Más tristeza
Érase una vez
Érase una vez
Érase una vez
Basta ya
Nacer
Cantar
Bailar
Nacer
Sonreír
Vivir
Ser una vez
Alegría
Alegría
Alegría
Il était une fois
Colère
Lutte
Tristesse
Il était une fois
Il était une fois
Il était une fois
Assez
Naître
Chanter
Danser
Naître
Sourire
Vivre
Être une fois
La joie
La joie
La joie
J'ai dû tricher un peu avec la traduction. Beaucoup plus facile d'écrire directement le texte que de traduire. Le texte original était en espagnol.
8 jun 2011
Le ciel non plus je ne pouvais pas le peindre
Le ciel non plus je ne pouvais pas le peindre, Denise Blais, Éditions Le Loup de Gouttière, 1999, p.108
30 may 2011
François
Pas d’étoile au firmament
La France m’envoie un François
Bienvenue entrez faites comme chez vous
On parle folklorique et musique
Zique, zique, zique
On évite littérature
Schschschschsch
Van Gogh et Picasso au galop
François est mort vive François
On m’envoie un autre François
Ça recommence
Musique folklorique
Schschschschshcsch!
Picasso et Rodin au besoin
Derrière tous ces palabres anodins
Le point de fuite toujours le même
Le triangle maudit
Venez, n’allons pas danser
Mourons ensemble dans la clairière abandonnée
Abandonnons les corps et les émois
Ne restons pas là
Fuite maudite
Triangle éternel
Dieu n’est pas mort
François est mort
Ascension fulgurante
Petit nuage de fumée envolée
Société infernale
C’est elle qui l’a tué
Ventre troué
Assassiné
Délivrance ultime
Enfin le coma, la joie
Partir, enfin
François est vivant
Il parcourt l’appartement
Il le prend, il l’achète, il le vend
François rit, il est bien vivant
De petites rides se sont creusées autour de ses yeux bleus
Il a souri malgré le suicide
Il a les rides d’un homme de quarante ans
Mais n’en a que trente
François a survécu au suicide du père
François croit à l’exil en pays lointain
J’accueille tous les François de la terre
Et je leur fais visiter
Bienvenue sur la planète Terre
Comme elle est petite
Comme elle n’est pas grande
Je sais, je sais
On s’imagine
On imagine toujours autre chose
La façon dont le Petit Prince en parlait
Je sais, je sais
Il faut s’habituer, c’est tout
Vous vous habituerez vous aussi
Vous vous habituerez, François
Et puis, un jour, on l’aime et on ne veut plus la quitter
Je n’ai rien choisi du tout
Ni la maison
Ni la couleur des murs
Ni la forme des pièces
Ni les voisins
Ni rien du tout
Et le voisin a choisi de m’ignorer
Enfin, lui, croit qu’il a tout choisi
Lui a tout
Et moi, rien
La roue tourne
Et je m’ennuie de toi, François
De cette unique nuit
Où nous avons ri comme des fous
Nous avons épuisé le rire
Il en est mort
Et l’enfant n’aura jamais connu son père
Toi, si vivant, si près de la mort
Toi dans le lit ricaneur
Parce que la boule ne peut plus être sérieuse
Que s’est-il passé?
La boule qui redevient sérieuse
Qui passe de la gorge à l’estomac
La boule qui prend toute la place
Qui anéantit tout
L’espoir qui disparaît
Le recours à l’efface-mémoire
La noyade à l’eau-de-mort
François mon amour d’une nuit
Je n’aime pas l’idée de ta disparition
Je m’y ferai, c’est tout
Entrez, entrez, oui, oui, c’est bien ici
C’est ici qu’on joue toute la vie
À gauche, Nintendo
À droite, jeux de guerre au laser
Copulation interdite pour raison d’hygiène et de santé
Ici, cartes, bingo, loterie
Là, échecs, échecs, échecs
C’est bien ici qu’on s’amuse ferme jour et nuit
François, comment c’est là-bas?
L’enfer c’est la terre
Je n’entends pas
Qui a parlé?
Tous les François de la terre
Par ici le paradis
C’est gratuit
Pas besoin de numéro
Seulement garder le rang
Tout le monde sera content
François mon amour d’une nuit
Donne-moi des nouvelles
Mon amour de toute une petite vie
Je t’embrasse par-delà la grande nuit
Et je t’aime
Même si on ne sait pas ce que ça signifie
Toute la terre est verte
Et toi, tu es parti
Des chapeaux pour tout le monde
Le soleil frappe fort
Et le gagnant de ce magnifique condo
Est...
François!
Bravo François! À droite la piscine
À gauche le garage, en bas le gazon, en haut le ciel
François de la terre
C’est beau la vie, on dit
Mon corps meurt de le croire tellement fort
Et le tien est parti
Par ici, par ici, la fête n’est pas finie
Qui aura l’honneur de gagner le premier séjour sur la Lune?
Attention, les jeux sont faits
Et le hasard tombe sur...
François
Bravo François! Un magnifique voyage pour deux sur cette merveilleuse planète
Tout mon corps crie
Ne t’en va pas!
Il est trop tard
Tu es déjà mort
Et pour tous les autres François
Des billets gratuits
Pour la grande roue de la vie
Approchez, approchez
Tout est gratuit aujourd’hui
Bientôt n’y aura plus que mon silence
Et tous leurs cris
Et maintenant pour les petits
Une offre toute spéciale
Par ici, les amis
Tous main dans la main
Mc’dodo va vous raconter une petite histoire
Et vous allez tous très bien dormir ce soir
Le ciel est plein d’étoiles
La Terre nous envoie un Terrien
Bienvenue entrez faites comme chez vous
Folklorique et musique
zique, zique, zique
Littérature et peinture
Schschschschschschsch
Zique, zique, zique,
Schschschschschsch
Zique, zique,zique, shcschschschsch
©Denise Blais
Montréal, mai 1998
11 may 2011
Extrait de mon premier roman
29 mar 2011
Ils vécurent heureux ou non?
22 mar 2011
Después del tsunami / After tsunami
-->
1 mar 2011
Bailamos / Shall we dance?
Dibujo: Blanca Rosa Pastor CubilloTexto creado por La Partida, proyecto con grupo de escritores y artistas visuales.
Exposición colectiva presentada en Ca Revolta, Valencia, octubre de 2009.
En tus ojos vi el punto de partida.
Era un punto que se dibujaba desde hace tiempo.
Era una partida que se preparaba desde hace mucho tiempo.
Me dejé fluir en tu mirada. Me abandoné en tus brazos.
Te olvidaste de las antiguas luchas de poder.
Me olvidé de la sumisión y de los antiguos miedos.
Tomaste toda tu fuerza de hombre, tomé toda mi fuerza de mujer.
Y empezamos a dibujar un nuevo punto de partida.
Guiados por tu maravilloso sentido de la dirección,
Guiados por mi maravillosa intuición,
Partimos rumbo a la nueva pareja.
Confiando en tu fuerza, confiando en mi fuerza,
Aceptamos la ignorancia de la nueva pareja.
Paso a paso, descubrimos el nuevo camino.
Tu fuerza juntándose con mi fuerza, la vida se hace fácil y bella.
Compartiendo cada instante de puro amor, de pura aceptación,
Nos olvidamos de los antiguos sueños.
Tú en tu belleza de hombre. Yo en mi grandeza de mujer.
Bailamos ese baile que tanto anhelamos.
Bailamos
Bailamos
Bailamos
©2009
21 feb 2011
8 feb 2011
¿Violencia de género?
18 ene 2011
Ian - la passion
Ce texte fait partie d'un recueuil de nouvelles intitulé Des hommes.
Il a un prénom de trois petites lettres : IAN. De temps à autre, il croise mon chemin par le plus grand des hasards. Il pose ses yeux de glace bleue sur moi en me murmurant qu’il ne sait pas quelle langue parler avec moi, vu qu’il y a trois langues entre nous, vu que tout s’embrouille quand nous nous apercevons. Mon Dieu, délivrez-moi de mes péchés et donnez du pain à ceux qui n'en ont pas, apprenez-moi la compassion et épargnez-moi la passion. Je fonds lorsqu'il pose ses yeux bleu-noir sur moi. Je ne veux pas que son désir noir bleu m'étale sur la patinoire et me tue encore une fois. Je fuis ce genre d'amour : lorsqu’on se donne tellement fort que l’autre finit par avoir droit de vie et de mort sur vous. Ian, tu es Ian, et sur ton coeur, je ne poserai pas mon désir. Ne m’effleure plus de ton regard de feu glacé, je t’en prie. Pourquoi tu ne retournes pas dans ton pays, sur ton île à toi? Pourquoi? Pourquoi tu ne me dis pas tout de suite si tu veux des enfants, si tu crois en la vie. Et quels prénoms nous leur donnerons à nos enfants? Tu pourrais simplement me dire trois mots: oui, Adam et Ève. Alors la parole ne serait plus nécessaire. Que le silence ! Que nos corps ! Et cette lumière de tes yeux. Cette lumière de l'au-delà que tu partages avec moi chaque fois que tes yeux effleurent les miens. Tu me fais mal, car je résiste difficilement à cet abîme que j’ai connu avec un autre que toi. À ces vertiges que m’a fait escalader un autre de ton espèce. À l’amour de ton frère que j’ai fui puisque je me perdais en lui au point de ne plus savoir mon prénom. Pourquoi tu ne me dis pas : oui, nous aurons deux enfants et nous les appellerons Adam et Ève? Ensuite je pourrais me laisser couler. Sans oublier de rendre grâce pour mon lot quotidien. Il serait si facile de dire oui, de t’accepter, Ian, dans le hasard de ma vie. Pourtant, je résiste.
Je résiste et je résisterai car je ne suis plus dupe de l’amour-passion, de l’amour-tentation, de l’amour-fascination. Oui, voilà ce qui nous unit au point de nous faire perdre l’usage de la parole : la fascination. Dans un éclair de lucidité, je me rends compte que tu ressembles physiquement à cet autre à qui j’ai tout donné jusqu’au point de perdre mon prénom. Même couleur et même texture de cheveux, même stature, même façon de fumer, de marcher. Ô éclair de lucidité qui cette fois me sauvera la vie : c’est lui, ce grand amour que j’ai vécu, que je projette sur toi. Projection parfaite. Fascination fascinante. Désir irrépressible que tes yeux froids et chauds tout à la fois ne fassent qu’une morte de moi. Que ton désir m’étale sur le plancher et que j’y reste pendant que tu me tournes le dos, incapable d’atteindre la tendresse qui existe quelque part en toi. Comme je la connais la scène! Comme j’aimerais encore me sacrifier pour le plaisir de t’extirper un grain de tendresse! Je vois ta froideur, et à travers toi, la froideur qu’a dû avoir ton père et avant lui, son propre père… Et pourtant ta glace allume mon feu et nous devons nous fuir pour être sûrs que nous ne ferons pas les gestes qu’un homme et une femme regrettent si facilement au moment de se rhabiller. Alors je dis : ne me déshabille pas du regard, ne m’adresse plus la parole, ne m’invite surtout pas dans ton antre, car je pourrais très bien… Et puis, tu sais, j’ai découvert ton secret : quand tu poses tes yeux sur moi, ce n’est pas moi que tu vois. C’est cette autre qui t’a tué parce que tu l’as trop aimée. Même corps fragile, même délicatesse, même réserve, même accent. Écoute l’accent qui te fascine tellement, écoute-le te murmurer : Ian, tu es Ian, et sur ton corps, je ne poserai pas mon désir. Je le jure.